Je suis véritablement complexe. Je me drogue, bois, ressens, saigne, me vide, me remplit, ris, pleure, mais reste seul dans mon univers, si compliqué et triste ici, si simple et beau là-bas. C'est ma faiblesse, mais aussi ma force! Je suis, certes, dépendant de ces produits et de cet état, mais pas des produits en eux-même mais de la personnalité qu'ils me procurent: Ma personnalité! Celle que j'ai construite après avoir été détruit. Je ne me considère non plus comme une personne mais comme une multitudes d'émotions. Emotions contradictoires, maritales et anarchisées dans leur hiérarchie. Emotions prisonnières d'un corps qui me limite dans mon évasion et mon élévation, mais que je détruis au fil du temps. Une destruction corporelle qui permet de ressentir ce corps bourreau et source de plaisir, pour me sentir un peu vivant, afin de ne pas partir trop loin... Oui, ce corps qui est une porte entre le monde réel et le mien. C'est peut-être donc ça ma force: avoir conscience d'être prisonnier de la concrétisation tout en embrassant l'abstration. Car malgré ma vie et ses tracas, je persiste à poursuivre et continuer. Juste pour faire plaisir aux gens qui m'aiment, car je me refuse de faire du mal, les émotions tortureuses étant dirigées contre moi-même! Mais ma tristesse vient peut-être aussi du fait de vouloir concilier ces 2 phénomènes inconciliables:
Abstrait et Concret! Ma tristesse est ma force alors? Ma joie ma faiblesse? L'inverse? Rien de tout cela... Je suis empathique, c'est bien là tout le drame, la passion et la mission de ma vie. L'empathie est un don, une malédiction, une chance, une restriction! Holala... Je suis bien trop compliqué!
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