Tant de commentaires. Vous avez eu tant de patience, pris tant de votre temps, donné tant d'écoute. Pour votre bonté, votre générosité, votre honnêteté, votre réconfort, et vos légères gaffes, je vous remercie, vraiment. Tout d'abord je tiens à avouer que je n'écris pas ces quelques mots avec tout mon esprit clair. Je vous avoue, effectivement, que je viens me faire un petit stick-cana. J'écoute du Red Hot. Je tripe pas mal. Mais cependant, C'est là. Maintenant. Dans cet état. Que j'ai envi d'écrire. J'ai tellement de choses à dire. J'ai tellement penser ces derniers temps. Je ne sais par où commencer. Alors, on va se lancer, comme ça, au hasard et puis les choses s'enchaineront d'elles-même. Ce n'est pas d'ailleurs ainsi que les choses se passent, elles s'enchainent? Par ailleurs, on pourra dire que j'ai bien amené la chose, car c'est par là que nous allons commencer: Les choses s'enchainent... Mais s'enchainent-elles par hasard ou par une logique? Quand je fais l'inventaire de mes expériences, je me dis que j'ai manqué beaucoup de choses, mais je constate que je ne suis finalement qu'au début de l'apprentissage de la vie, que j'en ai vécu mais que j'en vivrais d'avantage encore. Du mal, du bien, mais... J'y viendrais plus tard (1). Ma mère vient de divorcer. Pour la deuxième fois. Deux connards. Je ne l'ai pas suffisament soutenu dans cette épreuve qui a été très dur pour elle. J'ai même parfois été méchant. Je ne voulais pas qu'elle se laisse dominer par le désespoir et la dépendance affective pour ses enfants. Aujourd'hui j'en culpabilise, mais moindre. Car aujourd'hui, elle sourit. Elle a quelqu'un. Elle vient également de découvrir qu'elle a une famille. Elle qui était seule au monde, qui n'a jamais été réellement heureuse avec ses maris, avec ses amis, découvre la joie et le rire à 54 ans. Du monde l'entoure. Cela serait éxagéré de dire qu'elle nage en plein bonheur. Non elle souffre encore beaucoup. Les épreuves ont été si douloureuses. La noyade si dure. Que même la renaissance s'en veut traumatisante. J'ai lu dans le commentaire d'une personne qu'elle ne comprenait pas pourquoi on pouvait souffrir autant. Cette personne dit même être peiné par cette douleur. Finalement échangée. Peut-être est-ce parce-que même si ce qui ne tue pas rend plus fort, ce qui ne tue pas fait mal. Les épreuves de la vie nous rendent fort mais nous assombrit. Cependant j'irais jusqu'à dire alors que je suis d'accord avec la personne traitant les depressifs de... de... attendez. de... Ah ben non, il n'y a pas véritablement de therme. Non, juste qu'il ne comprend pas pourquoi on a du mal à se relever, et pense que le dépressif ne fait que se lamenter sur un canapé. Mais non, cher Monsieur, Sachez que le depressif ne reste pas affalé dans son canapé. Il voyage, s'évade. Car ici le fait souffrir. Il ne comprend pas. Bien moins que toi. Bien moins que moi. Que les choses ici peuvent être belles et bonnes. Mais suffit-il d'aller dans la bonne direction? Question idiote. Comment savoir quelle est la bonne direction? Encore, question idiote. Pouvons-nous dire qu'il y a une bonne direction? J'enchaîne les questions cons. Mais cet enchaînement est logique car ma réponse serait qu'il n'y a pas de bonne direction. Et là, vous vous attendez tous à ce que je dise que la bonne direction est propre à chacun, que la bonne sera celle choisit. Et bien non. La personne qui pense avoir choisi la bonne direction parmis quelques proposées se sera trompé. Car elle aura diminué ainsi ces chances d'en voir d'avantage et jouir pleinement des jolies choses. J'ai remarqué ces derniers qu'il ne servait pas forcément à grand chose d'avancer. Avancer ne serait-ce pas fuir la réalité, fuir pour oublier? Le dépressif et le battant ne sont finallement pas si différents. Le battant serait-il donc un dépressif caché? ... Non, ces derniers jours, je n'ai pas avancé, je n'ai pas flegmé non plus, je me suis juste décalé. J'ai regarder les choses en décalé. Elles y ont plus objectives, moins castratrisses, elles y sont plus agréables. Mais c'est bien là aussi fuir la réalité. Est-ce donc là la condition de l'Homme, fuir les choses? Je ne pense pas. Non. Sa condition serait sûrement de chercher quelque-chose, une émotion, un idéal. Et ce n'est certainement pas en empêchant quelqu'un de se trouver, en le jugeant, en le parternant, en le lamentant, ou en l'opressant qu'on le rendra d'avantage heureux. Non, nous ne pouvons que demander aux uns et aux autres de s'aider à se trouver. Et pour cela il ne faut pas dire ce que l'autre veut entendre, non plus dire ce que l'on veut dire. C'est si complexe, si difficile de comprendre un depressif. C'est bien plus difficle pour lui de comprendre les autres. Les gens ne s'écoutent pas, ils s'entendent encore moins, et ne se regardent pas. J'ai remarqué cependant que quand je regarde les autres... Ils me regardent. Peut-être avant ne les regardaient-je pas comme il le fallait. J'écoute moins mes émotions. J'écoute plus mon cerveau. Certes, j'ai parfois quelques envies, de me faire mal, mais non. J'écoute les autres, toujours. Je me protège, c'est tout. Et ma force aujourd'hui est l'humour. Je ris, De tout, Suis-je fou? Sommes-nous vraiment de bons conseils? Nous ne pouvons que nous efforcer d'essayer à comprendre. C'est ce que je fait, m'efforcer d'essayer, essayer de comprendre. Mais ne suffirait-il pas de se dire que c'est ainsi? Et bien qu'à cela ne tienne, je suis d'accord avec le bonhomme. On ne peut rien y faire. Il faut accepter, Accepter de rêver. Pour ma part, je garde les pieds sur terre, mais laisse ma tête dans les nuages. J'aime regarder les étoiles. Pourquoi cesserais-je? J'aimerais m'évader. Pourquoi ne le ferais-je pas? Et bien peut-être parce-que les belles choses ne sont pas si loin. Juste changer son angle de vision. En ce moment, c'est l'humour. Plus tard, je regarderai encore autrement. Je veux apprendre, je veux découvrir. Là, je comprends que je me cherche encore. J'ai vingt huit ans et je me cherche encore. On se cherche toute sa vie, qui que l'on soit. Et quand l'on se cherche, on souffre. Car celui qui se cherche est perdu. Alors quand quelqu'un souffre immensément, c'est qu'il est immensément perdu. On ne peut pas faire grand chose, si ce n'est l'écouter, et lui répondre. Mais certainement pas en lui disant que l'on est rien, car, gars, cela donne pas envi de se trouver. Voilà, je passe du coq à l'âne. C'est signe de défonce. Bien triste aussi d'en arriver là. Faux, il suffit d'accepter, et de savoir gérer. Pas facile tout de même. Je trouve la stabilité dans mon déséquilibre. C'est bien là toute l'oxymore de ma personnalité. Et là, nous y revenons... (1)Je trouve un équilibre entre mes épreuves douloureuses et agréables. Alors, je savoure chaque instant. J'y trouve un équilibre. Et c'est pour cela que parfois, si je vais bien, je me sens mal. Peut-être par culpabilité, mais peut-être aussi par équilibre. Je vous l'avais dit. Je suis compliqué. Sommes-nous différents? Aurais-je la prétention de me dire différent de vous? Non. C'est peut-être cela aussi que j'ai compris, je ne suis pas différent. Je me cherche, tout autant que tous! Bon, je pense m'arrêter là. J'espère que ce retour ne fera pas trop de peine. Dans tous les sens du terme. Avant de repartir m'amuser, je tiens à vous dire que vos commentaires m'ont beaucoup touché. Je tiens à vous dire que je vais mieux. Aujourd'hui, je prends les choses avec plus de légèreté. Je ris plutôt que pleurer. C'est mentir? Certes, mais ce n'est plus souffrir.
|