Lundi 24 mars 2008
Les choses évoluent vite dans mon esprit... J'ai stopé l'écriture jeudi soir, même si j'avais beaucoup de choses à dire, car j'avais entamé une conversation sur msn... Un week-end est passé, et ma vision n'est plus tout à fait la même... Un super week-end entre amis loin de la ville. Un super week-end de réflexion. Concrêtement, dernièrement, j'ai perdu un très cher ami de longue date. Ce dernier a trouvé une place dans la haute société et me considère aujourd'hui comme un paria. Certainement trop marginal... Du moins, il m'a fait comprendre qu'il ne me supportait plus. J'ai voulu en parler, mais il était fermé à la conversation. Je suis pourtant sorti de ma depression. Mais je suis sans doute trop barré pour lui. Cela a été très dur... Au point que je commençais à retomber. J'ai ensuite passé un super week-end, avec de très bons amis, qui m'ont réconforté. Week-end passé aussi avec la famille. Famille qui se reconstruit petit à petit et qui se durcit de jour en jour. Puis, jeudi, j'ai passé mon permis pour la troisième fois. Raté! Encore! Et code plus valide (expiré). Une descente dans la journée. Assez violente, je dois l'avouer... Le soir venu, je me suis vidé une bouteille de blanc (d'où mon article précédent). J'ai conversé, puis, j'ai dormi, et vendredi, direction campagne...
Un week-end où j'ai compris que mon empathie n'était pas parti... Une empathie que j'ai délaissé durant un long moment, mais qui s'est développée de son côté. Une empathie qui aujourd'hui ne me fait plus souffrir, mais plus du tout. Car aujourd'hui, je ne me cherche plus, aujourd'hui je me trouve chaque jour. Je parviens donc à différencier mes émotions de celles des autres. Je ne ressens plus vraiment ce que ressentent les autres, mais je vois en eux. Et je dois avouer que je suis content qu'elle ne me fasse plus souffrir, mais davantage qu'elle ne m'est pas quitté. Car je sais qu'elle fait ma personne. Elle est ce que j'étais et donc ce que je suis et ce que je serai.
J'optimise! Mais surtout, j'accepte! J'accepte ma condition. J'accepte le fait de n'avoir le contrôle sur les choses. J'accepte ma vie, je comprends que je dois parfois subir. Mais j'ai surtout compris que j'avais également mon libre arbitre... J'ai le choix de mon ressenti et de ma position psychologique sur les évênements. Tout comme j'ai compris que les autres avaient aussi leur libre arbitre. Il n'est donc pas de mon devoir de choisir pour les autres. Il n'est ni de leur devoir de choisir pour moi... Alors si mon choix de vie ne convient pas à autrui, si mes ressentis et ce qui fait de moi ne lui plait pas, libre choix pour lui de m'accepter malgré tout ou, au contraire, de me renier. Il aura fait son choix, choix qui n'est guère le mien... Je n'ai donc pas à me punir! Car après tout, je n'ai fait de mal à personne. J'ai juste commencé à vivre ma propre vie.
Pic = "Into the Wild" ; Magnifique Film
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